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1I.03.2010 I 7:36 Suisse VO Politique Gouvernement
Appellations d'origine Vaud prend les devants pour éviter une nouvelle affaire «Champagne»
Lausanne (ets) La Suisse et l'Union européenne préparent la reconnaissance mutuelle des appellations d'origine et des indications géographiques protégées. Le canton de Vaud soutient pleinement ce principe, mais prend les devants pour éviter une nouvelle affaire «Champagne».
La procédure n'en est qu'au début. Mais après les déboires des viticulteurs du village de Champagne, obligés d'abandonner toute mention de provenance sur leurs bouteilles après la conclusion des accords bilatéraux, le canton de Vaud veut cette fois prévenir plutôt que guérir.
Le conseiller d'Etat Jean-Claude Mermoud a écrit à la conseillère fédérale Doris Leuthard pour lui faire part de ses préoccupations, a expliqué jeudi à l'ATS Frédéric Brand, chef du service vaudois de l'agriculture. Vaud demande que le futur accord de reconnaissance des appellations d'origine protégée (AOP) et indications géographiques protégées (IGP) inclue une clause d'homonymie.
Il s'agit de s'assurer que les apiculteurs du village de Provence, dans le Nord vaudois, puissent continuer à écouler leur production sous le nom «Miel de Provence» sans s'attirer les foudres des producteurs français de «Miel de Provence IGP». De même pour l'éleveur de poulet de Champagne, qui pourrait avoir des ennuis avec les producteurs français de «Volaille de Champagne AOP».
Le Gruyère principal enjeu
Dans ces exemples, l'enjeu est principalement identitaire pour les communes concernées. Mais les implications économiques de cet accord sur les AOP et IGP pourraient être importantes dans le domaine du fromage.
C'est pourquoi Vaud s'oppose fermement à toute utilisation abusive du terme «Gruyère», utilisé de manière générique en France et en Allemagne et protége en Suisse par une AOC. La filière Gruyère fait vivre 48 sociétés de laiterie et 800 producteurs de lait dans le canton.
Vaud réclame en outre que le terme «Reblochon» soit suivi de la provenance, le «Reblochon de Meudon» pouvant ainsi cohabiter avec le «Reblochon de Savoie». Pas de problème en revanche pour le «Vacherin Mont-d'Or», qui n'entrera pas en conflit avec le «Mont-d'Or» ou «Vacherin du Haut-Doubs».
(SDA-ATSVmo/sz) 111736 mar 10
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